LE CONCEPT

Avec Memento Vitae, je ne souhaite pas « juste » vendre des vêtements vintage et de seconde-main, mais créer un lien étroit, ou plutôt expliciter le lien étroit qui existe entre la mode et l’art en général. Mon but est de redonner à la mode la place qui est la sienne parmi les autres arts, en la liant aux arts plastiques, à la musique, au cinéma, à la littérature…

Par ailleurs, les pièces sélectionnées seront présentées en looks « clé en mains » afin que l’on puisse se projeter au mieux dans l’univers que j’aurais choisi de partager. Le but est d’amener les potientiel.les client.es à dépasser leurs inhibitions en leur donnant toutes les ressources pour se projeter. Les looks pourront être achetés entiers ou à la pièce.

LE NOM: MEMENTO VITAE

J’ai totalement aboli la distinction entre les « arts majeurs » et les « arts mineurs » depuis des années, et il me semblait primordial de trouver un nom qui exprime cette perception que j’ai de la mode comme un art à part entière et comme partie intégrante d’une époque et d’une culture.

Il me semblait également primordial de trouver un nom qui laisse transparaître ma sensibilité, et donc mes paradoxes et mon esthétisme.

Je suis très touchée par les « Memento Mori » : tableau sur lesquels sont représentés des crânes pour nous rappeler notre mortalité et nous dire « Souviens-toi que tu meurs ».

Ce symbolisme me touche intimement car j’ai un rapport au mode violent, souvent pessimiste, et je suis souvent mélancolique. C’est en cela que j’ai besoin de créer de la beauté autour de moi et de me réfugier dans univers. J’y trouve énormément de plaisir et de réconfort, et cela me fait me sentir vivante, vibrante. C’est ainsi que m’ai venu la formule « Memento Vitae », calquée sur « Memento Mori » qui signifie « Souviens toi que tu meurs », qui l’on traduirait par « Souviens-toi que tu vis ».

Ce « Memento Vitae », ce « Souviens-toi que tu vis », c’est un triangle de destinataires. J’ai envie de l’adresser :

- à mes potentiel.les client.es, pour leur rappeler qu’ielles sont en vie et qu’il faut en profiter, qu’elle est à la fois précieuse et dérisoire, que nos failles existentielles sont suffisamment profondes et douloureuses pour que l’on se limite dans la matière et donc dans l’habillement : il faut jouir vite et sans entrave de cette petite vie qui nous est donnée. Embrasser la vanité de la vie. Si la vie elle-même est vaine, alors rien ne peut l’être.

- aux vêtements, que je chine pièce par pièce, souvent tachés, sales, mal présentés, dépareillés, roulé en boules, au fond de grands bacs, poussiéreux, froissés, oubliés… Je les recueille, je les adopte, je prends soin d’eux et je les ramène à la vie, ou plutôt, je leur rappelle leur vie, en les remettant en condition et en les mettant en scène.

- à moi-même. Le lancement de Memento Vitae intervient à une période clé de ma vie, après une dépression douloureuse et la décision de quitter mon travail. Ce projet, c’est une façon de me dire à moi-même de me rappeler que je vis, et qu’il faut que je fasse ce qui me fait me sentir vraiment vivante.

LES VALEURS 

  • Le FANTASME : Le vêtement est envisagé comme un vecteur de tout une époque, de tout un univers. Je veux que l’on s’amuse avec la mode et son imaginaire.

 

  • L’AUDACE : Encourager les client.es à dépasser le « J’adore mais je n’oserais pas » en leur donnant confiance et envie d’être eux-mêmes et d’exprimer leurs sensibilités.

 

  • L’ESTHETISME: Le vêtement est envisagé comme le représentant d’une époque, d’un courant ou d’un concept. Expliciter le lien entre le vêtement et ce qu’il représente à travers de rétrospectives et des synthèses sur les époques, les courants artistiques, les changements sociétaux… de telle ou telle époque. Proposer des images fortes, impactantes et esthétiques. Les vêtements sont mis en scène et c’est à travers eux et les images que l’on accède à un univers entier (le vêtement est lié à l’art, la musique, la décoration, l’architecture…). Le vêtement fait partie d’une esthétique globale.

 

  • L’INCLUSIVITE : Proposer un panel de tailles le plus large possible, monter que la taille n’est qu’un chiffre et ne doit être ni une barrière ni une violence. Proposer des mises en scène qui dépasse les représentations traditionnelles et les stéréotypes de genres.